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Armoirie de la famille Daneels

Voir aussi l'histroire de  son mémoire inédit,(1781)

 

1737-1808 : François-Dominique, chevalier d'Hoop

Notre association a pour ambition de regrouper tous les descendants de François-Dominique, chevalier d'Hoop, né le 4 août 1737, avocat au Conseil de Flandre, conseiller  pensionnaire du pays d'Alost, conseiller au Grand Conseil de Malines et de  son épouse Marie-Louise Danneels, portant le nom d'Hoop de Synghem, d'Hoop ou von Hoop, leurs époux, enfants et petits enfant.

Sa carte de visite

Après des études au collège des Augustins a Gand, François-Dominique obtint en 1761 une licence en droit à l'Université de Louvain. Il devint ensuite successivement avocat au Conseil de Flandre, homme de fief de la Chambre Légale de Flandre a Gand, conseiller-pensionnaire du pays d'Alost, conseiller-pensionnaire et actuaire des Etats de Flandre et enfin Conseiller au Grand-Conseil de Malines, anoblit par Joseph II et ce : "pour les bons et utiles services rendus depuis de nombreuses années (…)"

Il épousa en 1765 Marie-Louise Danneels, née à Gand en 1741 et y décédée en 1817, François-Dominique et son épouse eurent huit enfants dont trois firent souche.  

François-Dominique d'Hoop sera anobli et nommé Chevalier par Joseph II, empereur d’Autriche, le 5 mars 1789 "pour les bons et utiles services rendus depuis de nombreuses années dans les emplois qu'il a desservis avec un zèle constant et un attachement respectueux pour le bien de notre royal service ... pénétrant de décorer ses armoiries, par grâce spéciale, d'une couronne d'or."

François-Dominique est le fils d'Antoine-François (1708-1786). Antoine-François est né à Vive Saint Eloi, lieu de l'origine de la famille. Il épousa en 1736 Thérèse-Françoise Raparlier et eut deux fils.

Sous Joseph II, Archiduc d’Autriche, comte de Flandre, etc., etc..

Jusqu'en 1787, les différentes régions formaient des états distincts qui dépendaient du pouvoir central à Vienne tout en conservant leur autonomie : L'impératrice Marie-Thérèse a exercé son pouvoir sur les provinces en qualité de Comtesse de Flandre, Comtesse de Namur, Duchesse de Brabant, etc.

Contemporain de Joseph II (portait en médaillon) qui accède au trône en 1765, François-Dominique pâtira des vicissitudes du règne agité de cet empereur jusqu'au décès de celui-ci le 20 février 1790. La politique autoritaire de réformes appliquée en violation des privilèges du pays suscite de violentes réactions. Ces périodes troubles amenèrent François-Dominique à de fréquents déplacements dans nos provinces, mais aussi à quelques voyages à Vienne.

L'empereur Joseph II apporta le 1er janvier 1787 des changements importants à l'organisation des Etats provinciaux. Par un premier édit, il supprima les Etats provinciaux existants et les remplaça par neuf "cercles". Par un deuxième édit, il priva les Etats provinciaux de leurs anciennes compétences judiciaires et instaura un pouvoir judiciaire séparé.

Des l'introduction des premières mesures despotiques, le conseil de Flandre adresse à Joseph II de longues remontrances : "La réunion de plusieurs couronnes sur une même tête ne permet pas de confondre les droits des habitants de ces différents pays... Votre Majesté a pris des engagements particuliers avec ses sujets de Flandre... Ils sont consacrés par le serment solennel qu'Elle a prêté lors de Sa Joyeuse Entrée..." Les Etats du Brabant refusèrent le 19 avril 1787 d'accorder les subsides ordinaires aussi longtemps que leurs griefs n'auraient pas été redressés. Les Etats du Hainaut, joignant leur voix à celle de la Flandre, protestèrent à leur tour contre les mesures gouvernementales.  

Le 17 juin 1787, à l'assemblée des Etats de Flandre, François-Dominique d'Hoop lut une lettre qui contenait une invitation des Etats du Brabant à se joindre à eux et faire cause commune pour la défense des privilèges. La situation devint de plus en plus confuse et menaçante. L'effervescence était générale et l’insurrection éclata au mois d'octobre 1789. Des bandes armées se constituèrent dans le Brabant sous l'impulsion de Vonck et de van der Noot. Ce dernier lança son "Manifeste au peuple brabançon" qui proclamait la déchéance de Joseph II comme duc de Brabant. 
 

Facteur aggravant, il y eut des mauvaises récoltes en 1787, 1788 et 1789 dans toute la région. En Flandre, attisée par le bas clergé et la disette, la grogne populaire s'amplifiait comme en témoigne l'incitation à la violence, dont le texte, tel qu'il fut répandu, est reproduit ci-après. 

Dans la ville de Gand, trois monstres sont connus
Des ordres d'un barbare esclaves assidus.
Maroux est le premier, ministre des grands crimes
Intendant d'un tyran qui vous fait ses victimes
d'Hoop est le second dont la mine au repos
Cache d'un air modeste un cœur double et faux
Sourd aux maux des pays et soumis a son maître
d'Hoop trahit la province et c'est sans le paraître
Maerloop dans ses vieux jours de sa froide raison
Est le troisième monstre arme de trahisons
Gantois, armez vos bras et sans plus vous résoudre
Il est temps d'enterrer ces monstres sous vos foudres
Quiconque assomme l’un d'eux est sur d'être un héros
Le vengeur du public et l’auteur du repos.

Les trois personnalités dirigeantes qui sont visées sont le procureur-général Maroux, l'actuaire des Etats de Flandre François-Dominique d'Hoop et le baron de Maerloop, premier échevin de Gand.  

Le dévouement de François-Dominique au gouvernement général et sa fidélité envers son souverain n’exclurent jamais chez lui un profond attachement aux institutions et aux privilèges des provinces belges. En sa qualité de conseiller-pensionnaire et d'actuaire des Etats de Flandre, seul il signait les nombreuses protestations et réclamations adressées par ces Etats, soit à l’Empereur, soit aux gouverneurs généraux. Ces documents exposaient au souverain, avec une grande fermeté et dans un style énergique, les griefs des Flamands et l’agitation croissante du pays. - François-Dominique d'Hoop, au nom des Etats, les rédigeait lui-même, comme le prouvent les minutes écrites de sa main et conservées dans les archives de ces Etats.  

C'est le 5 mars 1789, avant que n'éclate l'insurrection, que Joseph II anoblit François-Dominique.

1789, la révolution française, et nous, et nous, et nous !

Drapeau de l’éphémère union des

Etats Belgique Unis

Quels que fussent les justes sujets de plainte de ses concitoyens, François-Dominique d'Hoop, fidèle à son serment, ne voulut jamais sortir des voies légales et refusa de suivre ses compatriotes sur le terrain de l'insurrection. C'est ce qui le fit compter à tort, par une populace ignorante et surexcitée, parmi ses ennemis et provoquera la scène de pillage et d'incendie en notre bonne ville de Gand.

Le 13 novembre 1789, neuf cents hommes de l’armée "nationale" de la révolution brabançonne parurent devant les portes de Gand, en deux colonnes. Ils pénétrèrent dans la ville en forçant les postes militaires des portes du Sas et de Bruges, et poussèrent les soldats autrichiens de poste en poste, de manière que le soir ceux-ci n'occupaient plus que les casernes et la citadelle... (De Smet, Hist. belg., t. II). Ce fut dans cette soirée qu'une populace furieuse se rua sur l'hôtel situé au coin de la rue de Bruges et de la rue du Bélier, habité par François-Dominique d'Hoop. Sa maison fut pillée, son mobilier, sa bibliothèque, ses archives de famille, tout fut détruit, dispersé, livré aux flammes (plus d'information).  

La déchéance de Joseph II comme comte de Flandre fut proclamée le 4 janvier 1790 dans un manifeste déclarant "la Nation libre et indépendante". Les Etats Généraux se réunirent à Bruxelles trois jours plus tard et adoptèrent l’acte d'union de nos diverses provinces sous la forme d'une confédération et sous la dénomination d'Etats Belgique Unis. Mais la mise en place des nouvelles institutions fait rapidement ébranlée par la rivalité croissante entre les partisans de Vonck et ceux de van der Noot et on se trouva bientôt au bord de la guerre civile.

(A gauche: Portrait d'un patriote d'Anvers, symbole de la bataille de Turnhout, tableau de Théophile Marie François Lybaert)

Exil à Trèves…

Les tragiques événements qui ensanglantèrent nos provinces en cette fin de 1789 incitèrent François-Dominique, déchu de ses hautes fonctions par la révolution, à se soustraire désormais à la vindicte populaire. Il s'installa provisoirement à Trèves (Voir les notes de Anne-Sophie d'Hoop).

… et retour

Joseph II décéda le 20 février 1790 a Vienne. "Votre pays m'a tué" aurait-il dit au prince de Ligne. L'empereur Léopold II, son successeur, publia une déclaration où il prenait l’engagement de maintenir les constitutions des provinces belges dans l'état ou elles se trouvaient sous le règne de Marie-Thérèse. Fin 1790, les troupes autrichiennes revinrent en force reconquérir les provinces belges. Les privilèges des Etats étant reconnus comme il l’avait toujours souhaité, François-Dominique revint de l’étranger et réintégra ses anciennes fonctions qu'il n'avait abandonnées - contraint et forcé - que quelques mois.

Le 6 juillet 1791, en présence des plus hautes autorités du pays, c'est François-Dominique qui, en sa qualité de conseiller pensionnaire et actuaire des Etats de Flandre, accueillit à Gand le nouvel empereur lors de "l'inauguration solennelle de sa Sacrée Majesté Léopold II comme comte de Flandres"

La suite de l’Histoire (avec un grand « h »)

Décédé en 1808, François-Dominique ne connaîtra pas la suite tourmentée de notre histoire : les guerres napoléoniennes ne se terminent vraiment qu’en 1815, puis nos provinces passeront sous la couronne des Orange-Nassau. Sous le régime hollandais, les noms des anciennes provinces furent rétablis, mais l'organisation et les frontières territoriales des départements français furent en principe maintenues, à quelques exceptions près.